Une communauté qui a le cœur sur la main

Une communauté qui a le cœur sur la main

Article de : Charles-Antoine Rondeau charles-antoine.rondeau@tc.tc
Publié le 20 novembre 2016

GÉNÉROSITÉ. Malgré l’augmentation constante des demandes, la Banque alimentaire Memphrémagog (BAM) réussit à répondre aux besoins, et ce, en bonne partie grâce au soutien de la communauté.

C’est ce que mentionne avec fierté la directrice générale de l’organisme, Suzanne Lafleur, ajoutant que les entreprises de la région sont particulièrement généreuses. «Avec le support de la population, on est heureux de pouvoir dire qu’on est capable de subvenir aux besoins actuels. De plus, autant les commerces alimentaires que les entreprises en général nous appuient. Ils sont là pour nous fournir l’aide nécessaire», indique-t-elle.

Mme Lafleur croit que l’approche de l’organisme, qui en plus de nourrir les gens, les aide à retrouver leur autonomie alimentaire, est appréciée de la population. «Je sens que la confiance est là et qu’il y a un respect face à notre clientèle. Nos actions plaisent à la communauté, alors les gens sont contents de pouvoir contribuer, que ce soit en temps, en denrées ou en argent», poursuit la DG de la BAM.

Avec le support de la population, on est heureux de pouvoir dire qu’on est capable de subvenir aux besoins actuels.
-La directrice générale de la BAM, Suzanne Lafleur

Cette dernière considère que 2016 aura été une année significative pour la banque alimentaire, et ce, au-delà du fait qu’il s’agit du 25e anniversaire de l’organisme. Le travail est cependant loin d’être terminé. «Cette année, il est arrivé de belles surprises et il y a beaucoup de projets en branle. Ça ne veut pas dire que c’est le temps de se laisser aller. On sent que la communauté est derrière nous, alors on doit se retrousser les manches», lance-t-elle.

Bien que la Banque alimentaire Memphrémagog réussisse l’exploit de nourrir tous ceux qui cognent à sa porte, les demandes d’aide alimentaire ne cessent d’augmenter, et selon la directrice générale, cela n’est pas prêt de changer. Actuellement, à la BAM, une demande alimentaire est faite toutes les vingt minutes. «On ressent de plus en plus les effets de l’austérité. Il y a eu beaucoup de coupes au niveau des organismes qui aident les gens à s’en sortir, et tant que ça va rester comme ça, la hausse va persister. On est armé pour répondre à ces difficultés, mais il faut que la population continue de nous épauler», conclut Suzanne Lafleur.